Sur du velours

La familiale Peugeot s’affiche en grande forme dans cette déclinaison BlueHDi 180 qui vient sonner la fin du 2.2 HDi de 200 ch.


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Reprendre, trois ans après son lancement, le volant d’une 508, c’est redécouvrir une très bonne berline, pas parfaite, mais diablement convaincante. Pourtant, cela commence mal. Impossible de poser son téléphone à portée de main, il y a trop de boutons partout (volant, console), et, pour sortir de notre parking, le diamètre de braquage me donne l’impression de conduire un minibus. Heureusement, il suffit de s’insérer dans la circulation pour retrouver le sourire tant cette Peugeot maîtrise son sujet. Du diesel qui ne vibre pas et contrôle ses vocalises à la boîte automatique réactive, en passant par la suspension qui procure un confort très honorable malgré les grosses roues de 18 pouces, la Lionne vous chouchoute.

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Et puis, la force tranquille de ce 2.0 BlueHDi de 180 ch, uniquement proposé qu’avec une transmission automatique, lui va comme un gant dès qu’on s’éloigne des centres urbains. Fort de 400 Nm de couple, ce quatre-cylindres diesel affiche une aisance remarquable lorsqu’il s’agit de dépasser. De quoi mettre en exergue l’équilibre de ce châssis, qui arrive presque à « gommer » le poids conséquent de cette familiale (1.697 kg mesurés). Ajoutez une gestion de boîte réussie –avec une mention spéciale pour les « +/- » de la commande manuelle positionnés dans le bon sens !–, ainsi qu’une filtration soignée des défauts de la chaussée, une insonorisation assez travaillée, et cette 508, spacieuse par ailleurs, a tout de la parfaite compagne pour égrener les kilomètres sans fatigue.

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Tant mieux, car son appétit raisonnable -7,6 l/100 km en moyenne relevés par nos soins– et son grand réservoir autorisent une confortable autonomie de 940 km. Bref, beaucoup d’atouts pour cette puissante 508 diesel qui pousse à la retraite la version 2.2 HDi de 200 ch. Celle-ci, à peine plus performante, bien plus gourmande (8,4 l en moyenne) et affligée d’un malus de 900 € (en 2014), n’a guère d’intérêt si ce n’est d’être proposée uniquement en finition GT, dotée d’un train avant spécifique à pivots découplés… qui ne manque pas vraiment à la BlueHDi de 180 ch.

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