Communication, la roue manquante au marché de l’automobile algérien

communication la roue manquante au marche de lautomobile algerien

Ce n’est pas un hasard si le bilan de tout salon automobile met en évidence deux éléments : le nombre de visiteurs ainsi que le volume des ventes enregistrées. Séduire cependant des clients, de plus en plus exigeants, passe visiblement par une communication juste et fiable. Ce qui fait cruellement défaut sur le marché. Ouvert au public depuis le jeudi 5 décembre, le Salon de l’Automobile de Béjaïa fait de la communication et de l’information un de ses objectifs. Grand défi que celui de rattraper un énorme déficit de communication pour une meilleure marche du secteur.

Nul doute que l’organisateur d’une manifestation automobile,table naturellement, sur le côté commercial. Rachid HASSAS, patron de l’agence organisatrice de l’événement, RH International, compte, à travers cette édition, donner à la communication la place qui lui sied dans le circuit de l’automobile. Pour que la machine se mette à tourner rond. «L’objectif de ce Salon consiste à instaurer une culture de communication chez les clients. Il faut que les gens sachent que le Salon n’est pas un espace commercial mais plutôt un espace de communication où sont échangées des idées, permettant ainsi de confronter des marques et d’avoir une conception sur les options de sécurité de chaque véhicule», annonce l’organisateur. Ambition légitime ! Est-ce pour autant réalisable ? Difficile d’y croire quand la publicité automobile a la particularité en Algérie de communiquer peu lorsqu’elle ne vend pas du faux. La question mérite cependant d’être posée pour que les voix deviennent plus audibles.

Contrefaçon communicationnelle

Dans cette partie partagée entre non-communication et fausse présentation, les consommateurs ont appris à émettre leurs doléances. Les concessionnaires sont ainsi critiqués sur certains aspects. Les griefs retenus contre les concessionnaires auto sont au moins deux : la lenteur dans la livraison du véhicule neuf, le service après-vente (SAV). Dans la livraison, les acheteurs se plaignent souvent de la longue attente que leur font subir des concessionnaires réduits à promettre une date qu’ils ne seront pas en mesure d’honorer. La communication est donc faussée au premier guichet de l’opération d’achat. Le service après-vente (SAV) ne se porte pas mieux. Il est lui aussi au centre d’un leurre de communication. Exhibé par les concessionnaires pour gagner la confiance du client, ce service n’offre, en vérité, que de nouvelles tracasseries pour l’acheteur. Ce dernier conclut, après coup, que le service tant promu n’était que de vagues promesses ! De quoi se résoudre, en définitive, à une réalité déclinant une communication qui n’a pas été épargnée, elle aussi, par …la contrefaçon.


1715 vues2 réactions
  1. Avec un peu de chance. C Une demi journée min pour une vidange

  2. Salut Akfa,

    Une demie journée pour une vidange ce n’est pas mal, ça doit être sur rendez-vous alors ?

    Bonne journée