Au Japon, les Occidentaux n’ont jamais vendu autant de voitures depuis 1997

au japon les occidentaux n'ont jamais vendu autant de voitures depuis 1997

En prévision d’une augmentation de la taxe sur la consommation, les Japonais ont acheté une quantité record de voitures étrangères. Mais l’embellie pourrait être de courte durée.

Si l’on en croit les statistiques fournies par l’Association japonaise des Importateurs d’automobiles, les Japonais ont acquis quelque 302.000 voitures étrangères au cours de l’exercice qui s’est terminé le 31 mars 2014. Il faut remonter à 1997 pour égaler ce chiffre, qui correspond à 9 % du marché automobile japonais, catégorie des mini voiture kei exceptée.

Selon l’institut IHS, les constructeurs étrangers n’avaient pas présenté autant de modèles compacts inédits au Japon en l’espace de douze mois depuis 2005 (pas moins de 14 lancements). Sous la pression des normes toujours plus contraignantes (émissions de polluants et traque au CO2), les constructeurs occidentaux ont développé des voitures plus petites, dorénavant plus proches des attentes des automobilistes japonais soumis à un régime de taxation qui favorise de manière outrancière les mini automobiles de la catégorie de keijidosha (un maxi de 3,40 m de long sur 1,48 m de large, et un moteur de moins de 660 cm3).

Même les marques premium et les constructeurs américains proposent dorénavant des modèles citadins ou compacts sous la forme des Ford Fiesta, Audi A1, Mini et Mercedes-Benz Classe A. Des modèles bien construits, fiables, dotés d’accessoires à la pointe qui séduisent des automobilistes japonais avides d’exotisme sans risque.

Le phénomène profite aussi au généraliste Volkswagen, qui figure depuis 14 ans au premier rang des marques importées au Japon. Sa mini citadine Up! remporte dans l’Archipel un succès relatif qu’elle aimerait sans doute reproduire dans des proportions égales sur le Vieux Continent. Elle et ses sœurs Polo et Coccinelle ont vu leurs ventes augmenter de 25 % ces douze derniers mois. Mieux, en 2013, la Volkswagen Golf eut l’insigne honneur d’être la première voiture importée à décrocher le titre de Voiture de l’Année au Japon.

Avec 59.774 voitures vendues au Japon au cours des douze derniers mois, Mercedes-Benz jouit d’une croissance de 40 % qui lui permet de reprendre à Lexus la place de première marque premium dans l’Archipel. Toutefois la plus forte progression en haut-de-gamme revient à l’Italien Maserati qui a doublé ses ventes avec 714 voitures.

D’après les analystes du marché japonais, cette embellie subite s’explique par la conjonction entre la bonne santé de la bourse et le fait que nombre d’automobilistes ont souhaité anticiper l’augmentation de la taxe à la consommation en avril 2014, qui est passée de 5 % à 8 %. La dernière hausse de cette ampleur, en 1997, avait vu plonger les importations de voitures étrangères de 15 %.

L’effet de ce coup de bambou fiscal pourrait être un tant soit peu amoindri par la révision promise par le gouvernement nippon de la procédure d’homologation des véhicules étrangers au Japon. Une lourdeur administrative que les importateurs ont souvent assimilée à une barrière douanière qui ne dit pas son nom.

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